LE REVENU-BASE
Parfois dénommé « revenu citoyen vital » ou «encore « allocation universelle », l’idée est que les périodes industrielles précédentes et les avancées réelles de la technologie ont permis à la machine de remplacer la main d’œuvre. Cela signifie qu’avec moins d’hommes on produit plus.
Imaginons donc un boulanger qui produit 1000 baguettes de pain avec 4 employés, puis achète une machine qui produit 5000 baguettes avec seulement 1 employé (la proportion est en réalité très supérieure, voir la banque, les aciers, le bois, etc.).
A partir de là, il existe 2 modes de calcul : la production étant quintuplée, le chiffre d’affaires presqu’autant, (malgré la compétition commerciale), il est évident qu’on pourrait maintenir les 4 employés en réduisant leur temps de travail pour que le total de leur activité corresponde à celle d’un seul, et en maintenant leur salaire intégralement. Chaque employé ne travaillant plus qu’un jour sur quatre, ou chacun ne travaillant plus que le quart des heures habituelles. Dans un tel cas, le temps non travaillé mais tout de même payé correspondrait plus ou moins au concept de « revenu-base ». Bien sûr, ce n’est pas applicable directement parce que toutes les professions n’évoluent pas de la même façon, parce que des inventions majeures ont vu le jour dans certains domaines et pas dans d’autres, etc. C’est là que le concept « d’état » peut jouer un rôle positif en répercutant sur l’ensemble d’une population les avancées technologiques dans un domaine ou un autre, par exemple en jouant sur les diminutions de charges sociales.
Un autre mode de calcul, qu’on appellera égoïste par rapport à l’altruisme du précédent, consistera à dire : puisqu’il ne faut plus qu’un seul employé, je vire les trois autres, et ainsi tout l’excès de bénéfice grâce à la production me rentre dans la poche, mais de plus, je m’empoche aussi le salaire des trois employés virés. C’est ce qui s’est passé, non parce que le chef d’entreprise raisonne automatiquement « égoïste », mais parce qu’on lui a fait croire que le seul but de l’humain dans la société était de s’enrichir coûte que coûte, que c’était la seule finalité de n’importe quelle entreprise. Et les banques jouent un rôle prépondérant dans ce conditionnement, aidées en cela par l’état qui promulgue les lois dans ce sens, gère la formation des chefs d’entreprise aussi dans ce sens, et intervient économiquement pour tirer parti au maximum de cette situation pour son compte personnel, en AUGMENTANT les charges sociales sur ceux qui continuent à travailler !!!
Le conditionnement à ce mode de fonctionnement est si fort que même maintenant, je sens que certains ne sont pas encore convaincus, alors :
- Si l’on reprend la logique de base des économistes officiels: "le progrès permettant que la machine remplace l’homme, la conclusion est la suivante : il faut donc que les employés soient nombreux à travailler beaucoup pour produire peu, pour que l’ensemble de la société se porte bien !?!"
- Autre logique qui semble avoir échappé à tous ces fameux "spécialistes" en économie qui ne cessent de présenter des théories magnifiques : Créons un monde imaginaire où les seuls biens nécessaires seraient le pain et les meubles. Une partie des hommes travaillent à produire le pain, tandis que l’autre produit les meubles. Tout va bien, la production/consommation est équilibrée, chaque ouvrier peut avec son salaire acheter du pain ou des meubles. Puis on invente une machine qui remplace tous les hommes et qui produit encore plus de pain, et idem pour les meubles. Formidable ! Il n’y a plus besoin de travailler ! Mais sans salaire, plus personne ne peut plus acheter ni pain ni meubles !
Ce que nos fameux économistes ont oublié, c’est cela : celui qui produit est aussi celui qui consomme. La machine peut produire, mais ne peut acheter les produits !
Ce que nos fameux économistes ont oublié, c’est cela : celui qui produit est aussi celui qui consomme. La machine peut produire, mais ne peut acheter les produits !
Bien entendu il ne s’agit là que d’une métaphore, mais traduit au niveau national d’un pays, c’est ce qui se passe : les machines ont été financées par les banques, les premiers temps, les industriels n’y voyaient que des avantages, sans se rendre compte qu’il se passait la même chose dans d’autres secteurs, et que peu à peu la consommation baissait. Au début, les politiciens qu’on appelle "l’état" se gavaient en augmentant les charges sociales et fiscales que les particuliers et petites entreprises pouvaient encore payer, puis ce sont les banques qui ramassaient à tour de bras les intérêts sur les prêts consentis à ces particuliers et petites entreprises, et ensuite sur les grosses entreprises car elles étaient les réelles propriétaires de ces machines. Tout cela sur une cinquantaine d’années, très progressivement, en engraissant confortablement les politiciens qui votaient les lois favorisant ce processus, et en établissant peu à peu un monopole sur tous les biens de consommation obligée (énergie et alimentation essentiellement).
Le revenu-base, c’est donc la distribution des bénéfices de la technologie à l’ensemble de la population, soit sous forme de temps (salaire payé intégralement pour seulement quelques heures par semaine), soit sous forme d’allocation universelle : le versement à chaque individu de la société d’une somme mensuelle suffisante à une vie modeste, sans la moindre compensation nécessaire.
Il est évident qu’à ce point de notre société, il est trop tard pour l'application de la première formule (qui aurait dû être mise en place progressivement depuis plus de cinquante ans), il ne reste donc que le revenu-base universel, somme suffisante pour vivre, versée automatiquement à chaque individu. Si l’individu travaille, les produits de son travail s’ajoutent à ce revenu qu’on ne peut perdre que dans certains cas rares.
Il est évident qu’à ce point de notre société, il est trop tard pour l'application de la première formule (qui aurait dû être mise en place progressivement depuis plus de cinquante ans), il ne reste donc que le revenu-base universel, somme suffisante pour vivre, versée automatiquement à chaque individu. Si l’individu travaille, les produits de son travail s’ajoutent à ce revenu qu’on ne peut perdre que dans certains cas rares.
J'ai balayé le texte, mais je me suis posée une question.... je trouve cela un peu sévère quant à la restriction des enfants.... si par exemple on adopte un enfant, et que l'on en a déjà un ? Que se passe t'il ?
RépondreSupprimerJe crois qu'il faut remettre les choses à leur juste place: si vous voulez adopter un enfant, ce qui est logique, c'est que vous ayez les moyens de le faire. Le revenu-base représente un plus à votre activité. Chacun doit savoir être responsable de ses choix. Un deuxième enfant, adopté ou non, entrainera la perte de 50% du RB. Le RB que touche l'enfant lui-même est intact. Imaginez que ce ne soit pas le cas, tout le monde essairait alors d'avoir le plus d'enfants possible! (ce que je vous écrit là ressort du débat, il sera aussi traité par les autres langues et éventuellement remis en débat)
RépondreSupprimerOn peut vouloir un enfant adopté non pas parce que l'on a beaucoup d'argent mais parce que l'on veut aider un enfant à avoir une meilleur vie ! ?
RépondreSupprimerAnonyme alias Noveotchi
RépondreSupprimerLe revenu de base peut être compensé aussi par un engagement auprès de la société : participation à la vie publique, locale par exemple. Ou aussi en temps de formation à des compétences etc...
Le risque du RB sans compensation est le développement d'une économie de marché noire et le sape de la volonté collective.
cela permettrait aussi de casser le rythme Etude/Vie professionnelle/Evolution de carrière par un apprentissage tout au long de la vie, une implication dans la vie collective etc...
Nous qui vivons dans ce temps de fin mémorable l'effondrement économique mondial, le caractère destructeur est là pour laisser place à quelque chose de nouveau à créer. Dans la perspective de l'émergence de l'unité de conscience, qui est le but principal de cet effondrement, l'effondrement économique est réellement un événement constructif qui ouvre la voie à l'avenir.
RépondreSupprimerMa propre opinion est que la crise économique ne fera que s'accentuer et prendre de grandes proportions.
Naturellement, plusieurs demanderont ensuite s'il y a une solution qui pourrait arrêter, comme je le crois, ce déclin continu du système politique et économique actuel. Ma réponse serait que la solution n'existe tout simplement pas dans le cadre de ce système économique mondial actuel, car ces mandats grossissent pour son propre fonctionnement et sa propre survie.
Pourtant, il y a une solution assez simple pour sortir de l'effondrement de l'économie mondiale dont nous commençons à voir le début maintenant. La solution est l'effacement de toutes les dettes, non seulement au niveau des gouvernements, mais plus important, les dettes que les gens ordinaires ont sous la forme de cartes de crédit, de prêts hypothécaires et de loyers, etc etc. Un tel effacement de toutes les dettes devrait être combiné avec la fin de l'utilisation de l'argent signifiant que les gens continuent tout simplement à faire leur travail sans aucune forme d'échange. Ce serait mettre un terme à la croissance et contribuerait à sauver la planète. Cela libèrerait également les gens d'avoir à gagner de l'argent pour survivre. Tout ce qui serait requis, c'est que les gens se soucient assez des uns et des autres pour continuer à faire le travail nécessaire pour la survie et le bien-être de tous, jour après jour, sans demander de l'argent en retour.
Techniquement, cela ne serait pas si difficile à appliquer, mais ce qui bloque une telle solution aux problèmes de l'économie mondiale est avant tout politique et juridique. Il est cependant difficile de voir pourquoi un gouvernement ou quelques banques que ce soit auraient besoin d'un tel système et si ces groupes qui détiennent le pouvoir militaire du monde ne seraient pas les plus susceptibles d'y résister. Par ailleurs, pour beaucoup de gens ordinaires au moins dans notre monde actuel, il peut aussi sembler difficile d'apprécier simplement être et constamment avoir besoin de faire des choses plutôt que d'être en paix avec eux-mêmes. Pourtant, je m'attends à ce que début septembre, nous verrons les premiers exemples pointant dans des directions de telles solutions transportant la fin des dettes et de l'argent qui ouvre la voie à la naissance d'un nouveau monde.
Il n'est pas facile de comprendre ce qui est en train de se passer dans le monde. Nous avons tous à travailler pour corriger cela.
Nous sommes témoins de la DESTRUCTION de ce qui ne sert plus dans cette Onde de changements Universel.
Subir ou regarder ces destructions (obligatoires) pourrait être ressenties comme douloureuses et même effroyables pour certains.
C'est là que nos choix entre PEUR et AMOUR seront les plus importants.
Un monde sans argent, juste être et faire pour le bien de tous … Le pied !! Les humains auraient enfin la possibilité d'être vraiment ce qu'ils sont, profondément. Je crois que ce serait une expérience unique et que le meilleur pourrait sortir de tout cela. La difficulté c'est que nous avons tellement appris à ne pas être nous, sincère, que pour beaucoup, ce serait un insurmontable saut dan le vide, une expérience de vie. Une révolution totale...
La vraie justice - Etre lucide sur les vrais problèmes - Le vrai combat pour un monde meilleur (1/2)
RépondreSupprimerLa gratuité des biens essentiels, la disparition des frontières.
Par la gratuité des biens essentiels, il faut entendre par exemple que les soins médicaux, les logements, les énergies, les télécommunications, les transports, les aliments, et les vêtements… soient gratuits.
Cela nécessitera sûrement un profond changement des mentalités !
Que faut-il entendre par disparition des frontières ?
Cela signifie que des choses comme les cartes de séjour, les visas, les passeports, et les cartes d'identité… disparaissent. Pour que chacun ait vraiment le droit de circuler à travers la planète librement, et de séjourner librement, aussi longtemps qu'il le désire, où il veut sur la planète. Librement, c'est-à-dire sans devoir se soumettre à aucune espèce de contrôle.
Aujourd'hui, la liberté de circuler et de séjourner est inexistante, totalement inexistante : les gens doivent se soumettre à un tas de systèmes de contrôle dont le principe même est absolument abusif et absurde.
Les notions comme sans-papiers, étrangers, immigrés, etc… sont des notions qui ne traduisent qu'une chose : la profonde stupidité des gens et des administrations.
Chaque terrien est chez lui où que ce soit sur Terre, et aucun système de contrôle n'est légitime, c'est-à-dire qu'aucun système de contrôle ne devrait exister ! Le véritable rôle des administrations et des gouvernements devrait être d'organiser le bien-être des individus quels qu'ils soient, pas d'exercer un pouvoir et d'appliquer des lois idiotes qui deviennent plus importantes que le bien-être des individus. Et merde ! C'est quoi ces lois stupides qui justifient de jeter des gens dans la rue, de les expulser, de les foutre en prison, voire de les exécuter !?
Ces lois ne sont ni nécessaires ni justes, et vous avez raison d'avoir honte de vous, c'est signe que vous avez conscience de l'absurdité de ce contrôle. Ce que nous avons sous les yeux, c'est la tyrannie de l'ego, et l'ego veut justifier cette tyrannie par de fausses rationalisations. Non, rien ne peut justifier des lois, des administrations et des autorités qui s'autorisent à nuire aux individus sous prétexte de faire respecter la loi ! Quand la loi parle contre l'individu, c'est la loi qu'il faut rejeter, ce n'est pas l'individu qu'il faut soumettre !
... Comme c'est dommage que vous estimiez que ces lois et ces systèmes sont nécessaires …
Si vous voulez vraiment d'un monde meilleur, il faut apprendre à prendre le courage de se lever contre l'absurdité du système, au lieu de le cautionner à la base. C'est parce que des milliards de gens pensent que toutes ces absurdités sont nécessaires, voire justes, que le système peut continuer à soumettre les individus.
Je souligne seulement un problème important…
Au lieu de militer pour que des soi-disant sans-papiers soient régularisés, militez plutôt pour que la notion stupide de papiers soit abolie !
Au lieu de militer pour que des étrangers ne soient pas expulsés, militez plutôt pour que la notion d'étranger soit abolie !
Au lieu de militer pour que les états développés accordent une plus grande aide financière aux pays pauvres, militez plutôt pour que les richesses de la planète soient équitablement et gratuitement partagées entre tous !
La vraie justice - Etre lucide sur les vrais problèmes - Le vrai combat pour un monde meilleur (suite 2/2)
RépondreSupprimerJe ne préconise pas de révolution, j'indique simplement ce que devrait être le combat contre les injustices en se fondant sur la vérité et en évitant de cautionner l'absurde.
Celui qui milite pour la régularisation des soi-disant sans-papiers est en train de cautionner l'existence du principe des papiers, c'est-à-dire qu'il est en train de légitimer le fait que les individus doivent se soumettre à un système de contrôle qui s'est arrogé le droit de régenter le séjour et la circulation des gens sur la planète !
Et vous n'aviez jamais imaginé que militer pour la régularisation soit une manière de cautionner l'injustice !
Et pour cause, tout le problème des injustices est mal posé. Le problème réel c'est que des groupes d'hommes dominent sur les autres, des institutions se sont arrogées le droit injustifiable de contrôler et de dominer les individus. Cette injustice fondamentale génère des sous-problèmes qui sont pervers, car chaque fois qu'on ignore la racine et qu'on s'attaque principalement aux conséquences nuisibles d'un sous-problème, on nourrit la racine sans s'en rendre compte. C'est ainsi que celui qui milite pour l'annulation de la dette du tiers-monde, cautionne et renforce sans le savoir la notion d'argent, qui est un problème en soi, un problème dont la dette du tiers-monde n'est qu'une conséquence extérieure…
Excusez-moi, faire mal à vos oreilles n'est pas mon intention. Je me contente de dire la vérité. On ne peut pas cautionner la notion du contrôle d'un système sur les individus, et peut encore moins estimer nécessaire ou justifié d'appliquer sur des individus des lois qui nourrissent la souffrance et apportent la douleur. Je dis que si on veut s'intéresser à résoudre les problèmes des individus et des groupes, la seule attitude saine est de chercher le bien-être de chacun. La vraie justice c'est se préoccuper en priorité du bien-être des gens, pas de se cabrer sur l'application des lois alors qu'on voit que cette application conduit à faire souffrir des gens et à renforcer l'ego sur-dimensionné et stupide de certains.
Ce n'est pas parce que vous ne pouvez pas renverser le système avec votre niveau de puissance actuel qu'il faut se dire que toutes ces lois et tout ce contrôle sont nécessaires ou justifiés. Vous pouvez porter une carte d'identité et vous plier à des obligations dites légales en tous genres, sans pour autant estimer que ces choses sont saines ou justifiées.
Etre lucide
Oeuvrer pour la formation d'une société où la devise « liberté, égalité, fraternité » aurait vraiment tout son sens, alors votre combat devrait se porter sur les vrais problèmes : la notion d'étranger, la notion de frontière, la notion d'autorité, le principe de l'argent, etc…
En réponse à ces 3 derniers commentaires simultanés:
RépondreSupprimerDommage que vous n'ayez pas participé au débat, (certaines de vos idées me séduisent personnellement), mais rassurez-vous ce débat est trop importasnt pour ne pas ètre réouvert plusieurs fois. En espèrant que vous y participerez.
Un caractère exagérément utopique n'a rien de désagréable, mais il fait aussi un peu de ´realisme: si nous parvenons déjà à établir un système démosophique dans 1 pays, ce sera un premier pas formidable! Le second ne pourra commencer avant que d'autres pays rejoignent ce concept. Et en attendant il y aura "2 mondes", difficile d'abolir des forntières dans ces conditions, par exemple. Même chose pour l'argent comme pour le travail gratuit! Comptez au minimum quelques générations avant que ce ne soit réalisable. Dans les conditions actuelles, ce serait plus destructeur qu'une bombe atomique!
Amicalement
Eric
Cela fait peut de temps que je me penche sur la démosophie, c'est pour moi la solution que je cherchais depuis longtemps. Merci à internet qui m’a dirigé vers vous et me redonne espoir !
RépondreSupprimerOn se sent très isolé et incompris, alors vous imaginez ma bouffé d’air quand j’ai étudié ce que vous proposez ici !
Je participerai volontiers au prochain débat avec le peu de temps qui me reste. Quand a-t-il lieu ? Reçoit-on un mail pour nous en informer ?
J’ai conscience que les idées que je viens d’exposer ci-dessus ne se feront pas du jour au lendemain, et que la transition sera très longue, mais je pense que c’est sur quoi nous devons nous diriger sur le long terme. Lorsqu’un pays sera le 1er à instaurer la démosophie, l’effet boule de neige sera sans aucun doute exponentielle.
Je souhaitais juste apporter ma pierre à l’édifice pour créer ce monde nouveau.
Se sont des débats importants et j’espère qu’ils seront étudiés sérieusement pour le bien être de tous.
Amicalement,
Eva